
Sur notre colline du bout du monde, bien conscients de l’effet papillon, nous essayons de cultiver les petits bonheurs. Les semer au bon moment, au bon endroit, les aérer un peu et les regarder s’épanouir sont des apprentissages qui demandent beaucoup d’attentions.
Préambule
En ces temps difficiles, plutôt que faire l’autruche ou le dos rond, nous nous donnons des coups de pied dans le derrière (à deux c’est plus facile !) pour ne pas simplement ronronner mais toujours nous remettre en question, chercher et progresser.
Pour trouver et garder l’énergie nécessaire, nous utilisons deux remèdes également efficaces.
Le premier consiste en une promenade dans nos vignes. Ce remède ne peut pas s’appliquer tous les jours de l’année, il est idéal en début de printemps lorsque la vigne sort de son repos hivernal avec le fourmillement de vie qui l’accompagne ou par un bel après-midi d’automne, quand les feuilles finissent de tomber. On prend alors la mesure du travail accompli et de l’énergie revenue : loin des tristes paysages viticoles moribonds, la vie semble au repos.
Le deuxième remède peut être pris tous les jours de l’année. Heureusement, nous n’en sommes pas encore là. Il consiste en un petit tour de cave avec dégustation des millésimes en élevage. En remontant du chai, nous avons à chaque fois la certitude que nos vins nous récompensent de nos efforts -les effets de l’alcool ??-.
Nous sentons une constante progression dans les vins liée aux choix de conduite du vignoble et au travail du chai : désapprendre la technique, filtrer les technologies pour ne retenir que l’indispensable, ébranler les certitudes pour apprendre à simplement guider nos vignes et nos vins, et être à leur écoute
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